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Le Ministre des Affaires Etrangères Pacolli, en tête des pages des médias latino-américains

L'interview du Ministre des Affaires Etrangères de la République du Kosovo, M. Behgjet Pacolli, pour l'agence de presse publique espagnole, EFE, a fait écho dans les médias latino-américains et européens.

 

L'un des journaux les plus lus en Espagne, La Vanguardia, dans un long article consacré à l'interview du Ministre Pacolli, intitulé: " Le Kosovo réitère que son cas n'a rien à voir avec celui de la Catalogne ", entre autres il écrit aussi que " Pacolli exprime sa confiance dans une reconnaissance rapide de l'indépendance de son pays par l'Espagne ", et que l'affaire du Kosovo n'est pas " comparable " à celle de la Catalogne. 

Une grande importance a également été conçue à l'interview du Ministre Pacolli de la part des médias européens. Deutsche Welle, dans un article publié dans sa version en espagnole intitulé " Le Kosovo croit en la conclusion d'un accord avec la Serbie pour garantir son entrée dans l'UE ", a déclaré le ministre Pacolli, citant " Nous aurons un accord avec la Serbie, qui devra admettre que le Kosovo existe et que c'est un pays indépendant, et le Kosovo reconnaisse que la Serbie est notre voisin, important pour la paix et la prospérité dans les Balkans ".

Le journal panaméen, La Estrella de Panama, dans son article intitulé " Le Kosovo cherche à surmonter le blocus pour entrer dans l'UE ", écrit que le ministre Pacolli espère que l'Espagne, l'un des cinq pays de l'UE qui n'a pas reconnu l'indépendance du Kosovo, " le reconnaîtra bientôt - sinon pas aujourd'hui, ce sera pour demain." 

L'interview a également été publiée au RCN Radio de Colombie, au portail US TV Magazine, à la section des nouvelles, à la société YAHOO en espagnol, etc. 

Ci-dessous vous avez l'interview complète du ministre Pacolli: 

Le Kosovo réaffirme que son cas n'a rien à voir avec celui de la Catalogne

Le Ministre des Affaires Etrangères du Kosovo, Behgjet Pacolli, a exprimé aujourd'hui sa confiance pour une reconnaissance rapide par l'Espagne de l'indépendance de son pays, et a réitéré que le cas du Kosovo n'est pas " comparable " à la situation en Catalogne. 

Dans une interview accordée à EFE, à l'occasion du dixième anniversaire de la proclamation de l'Indépendance de la Serbie, Pacolli a souligné que " ce qui se passe au Kosovo n'est pas comparable à ce qui se passe en Espagne, c'est complètement différent ".

" Nous pensons que l'Espagne saura résoudre rapidement ce problème ", a déclaré le ministre, en ajoutant que " personne au Kosovo ne pense à comparer la situation de l'Espagne et celle de la Catalogne; cela ne peut pas être comparé avec le Kosovo - il s'agit de deux problèmes différents ".

" Même si certains pensent que l'Espagne est contre le Kosovo, nous considérons l'Espagne comme un ami du Kosovo ", a-t-il souligné. 

" Et je crois que cela arrivera (la reconnaissance de l'indépendance), sinon aujourd'hui, ce sera demain, puisque le Kosovo n'a rien fait contre l'Espagne, de manière qu'elle, dire en guillemets, elle déteste le Kosovo ", a-t-il précisé. 

Malgré le mal évident que la barrière en croissance de l'Espagne fait du Kosovo, sa présence dans les organisations internationales depuis que les tensions politiques se sont aggravées à cause du défi séparatiste en Catalogne, Pacolli montre son meilleur visage diplomatique. 

Pacolli, qui vient juste d'arriver d'Allemagne, où il a assisté à la Conférence de Munich sur la Sécurité, assistera aujourd'hui à la célébration du 10ème anniversaire de l'indépendance de son pays à Prishtina, qui sera accompagné d'une série d'interviews et d'autres actes institutionnel. 

" Nous avons des amis d'Espagne - nous avons des soldats avec qui nous avons survécu une expérience fantastique ", ajoute Pacolli, en évoquant le déploiement de la mission de la KFOR dirigée par l'OTAN, dans laquelle quelque 22 000 soldats espagnols qui ont participé du Juin 1999 à septembre 2009. 

" Personne au Kosovo ne peut comprendre pourquoi l'Espagne s'oppose à notre indépendance ", a insisté le ministre, réitérant la difficulté à comprendre l'attitude espagnole, qui coïncide avec celle de la Russie ou de la Chine, en plus de la propre position de la Serbie. 

Malgré cela, Pacolli invite les hommes d'affaires espagnols à investir dans son pays qui, selon lui, après dix années d'indépendance a permis d'améliorer les infrastructures, en ajoutant qu'il existe une très jeune population avec une vision globale qui parle les langues étrangères et qui a des capacités attrayantes pour les hommes d'affaires. 

Il est optimiste quant à la possibilité de parvenir à un accord avec le pays voisin - la Serbie et il ne peut pas laisser sans dire que " notre indépendance est le résultat d'une guerre ".

Pacolli défend la procédure internationale de cette déclaration d'indépendance (reconnue maintenant par plus d'une centaine de pays, et dernièrement la Barbade), en réitérant qu'elle n'était " pas unilatérale " et que sa légitimité a déjà été établie. 

" Nous parlons avec la Serbie depuis près de vingt ans et je pense que cette fois le dialogue sera un peu différent, il sera limité dans le temps, et les affaires seront très bien définis ", a souligné Pacolli, en expliquant sa vision de la possibilité à la réalisation de cet accord, ce qui faciliterait la candidature de son pays à une éventuelle adhésion à l'Union Européenne. 

" J'espère que cette année sera terminée avec la Déclaration de ces pourparlers et que nous aurons un accord avec la Serbie, qui devra admettre que le Kosovo existe et que c'est un pays indépendant, et que le Kosovo admettra que la Serbie soit notre voisin important pour la paix et la prospérité dans les Balkans ", a-t-il ajouté. 

En outre, le différend avec le Monténégro - l'autre voisin avec lequel le Kosovo a des différences frontalières peut se terminer avec la décision du président du Kosovo, Hashim Thaçi de proposer maintenant l'approbation parlementaire de l'accord. 

C'est l'une des conditions de l'Union Européenne, avec la lutte contre la corruption, d'accepter l'examen de la candidature du Kosovo. 

Bien que reconnaissant la complexité de certaines variables économiques, comme le taux de chômage, qui est d'environ 25 pour cent (dont le PDN mène jusqu'à 58 pour cent des jeunes), Pacolli assure que d'ici la fin de cette année s'attend à dépasser 4,5 pour cent, comme prévu la croissance du PIB, " à plus de 5 pour cent ".

Pacolli considère que son pays, qui participe régulièrement aux réunions de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, est " presque, de facto, un membre " de l'OTAN et ajoute " qu'il est prêt pour n'importe quel défi ".

Il ne considère pas que le Kosovo soit particulièrement menacé ou plus menacé que l'Europe, bien que (même si sa population soit majoritairement musulmane) soit ciblé comme un exportateur de djihadistes par les services secrets occidentaux. 

Il assure qu'il y avait " moins de 160 " membres kosovars du groupe terroriste de l'État Islamique, " mais aujourd'hui il n'y en a aucun " dans les rangs de ce groupe. 

Cependant, il dit qu'il faudrait " aider certaines familles à rentrer à la maison ". 

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