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La Serbie plus agressive envers le Kosovo

Le Ministre des Affaires étrangères du Kosovo, Enver Hoxhaj, dans une interview à "Zëri" a déclaré que la Serbie est devenue très agressive en ce qui concerne le Kosovo. Selon lui, notre présence presque partout a commencé à entraver notre voisin du Nord

Zeri / Arbesa Ibrahimi - le 1 Décembre 2016 - Le ministre des Affaires Etrangères du Kosovo, Enver Hoxhaj, a estimé que la non-reconnaissance du Kosovo par 5 pays membres de l'UE ne présentent aucun problème pour la libéralisation des visas pour le Kosovo. Au contraire, il a dit que quatre de ces pays ont déjà reconnu le passeport du Kosovo, un processus qui, comme il a dit, aide assez la libéralisation. " La non-reconnaissance de l'indépendance du Kosovo par ces pays n'a jamais été un problème pour la libéralisation des visas ou une condition imposée. Au contraire, la réalisation des critères internes pour le Kosovo est une exigence européenne, " a-t-il déclaré dans une interview à " Zëri ". Hoxhaj a ajouté qu'il a récemment reçu le soutien même des pays de Visegrad pour le processus d'intégration européenne du Kosovo.

Pendant ce temps, il a estimé que la Serbie est devenue très agressive par rapport au Kosovo et, comme il a déclaré, cela a commencé à entraver sa présence presque partout. Le ministre des Affaires Etrangères au cours de l'interview à " Zëri " a parlé aussi de l'Accord sur l'Accès aux Programmes de l'Union Européenne, qui a estimé que cet accord est un exemple typique de la nouvelle accessibilité de la politique étrangère du Kosovo.

Le soutien pour la libéralisation des visas par les pays Visegrad

Zëri: Pendant votre séjour en Pologne vous avez dit que vous avez obtenu le soutien pour la suppression des visas pour le Kosovo, quel soutien vous avez reçu en particulier?

Hoxhaj: J'ai rencontré plusieurs ministres des Affaires Etrangères des pays de Visegrad comme la Pologne, la Hongrie, la République Tchèque et la Slovaquie, dont j'ai informé en détail sur les progrès au Kosovo et combien il est vital pour les citoyens du Kosovo de voyager sans visas dans l'espace Schengen. Bien que ces pays dans certaines situations soient rigides en raison du contexte interne, je comprends qu'il n'y a pas d'hésitation de leur part en ce qui concerne leur soutien positif pour la libéralisation des visas. Par conséquent, même pendant des réunions ils m'ont confirmé leur volonté de soutenir le Kosovo, comme cela est arrivé à ce jour dans les processus d'intégration de l'UE.

Zëri: Il y a 5 pays de l'UE qui ne reconnaissent pas le Kosovo, alors que l'on sait que, sans cette reconnaissance il ne peut y avoir aucune libéralisation, est-il quelque chose de nouveau à cet égard et est-ce-qu'on peut attendre bientôt une reconnaissance par eux?

Hoxhaj: La non-reconnaissance de l'indépendance du Kosovo par ces pays n'a jamais été un problème pour la libéralisation des visas ou une condition imposée. Au contraire, la réalisation des critères internes pour le Kosovo est une condition européenne. Pour beaucoup de ces pays, quatre d'entre eux ont reconnu le passeport du Kosovo et cela ne peut pas être un argument qui va au détriment de la libéralisation des visas, mais cela facilitera ce processus. Ensuite, le Kosovo a un niveau de différentes relations avec chacun de ces pays européens et certains d'entre eux, même s'ils n'ont pas reconnu le Kosovo, ils se comportent comme s'ils l'ont reconnu et d'autres sont plus rigides. Il faudrait mentionner ici le fait que toujours que la perspective européenne pour le Kosovo a été soutenue, soit par la signature et l'entrée en vigueur de l'ASA ou l'incident la semaine dernière quand au nom du Kosovo, en tant que ministre des Affaires Etrangères j'ai signé l'Accord-cadre sur l'Accès aux Programmes de l'UE.

Zëri: En ce qui concerne la libéralisation des visas du Kosovo, la ratification de la démarcation a été fixé comme condition, bien qu'il y ait eu des déclarations que le Monténégro est prêt à accepter de supprimer cette condition pour le Kosovo. Comment une telle chose pourrait se produire?

Hoxhaj: La condition n'a pas été imposée par le Monténégro, mais par l'UE. Donc, nous devons comprendre droit cette situation que Podgorica n'a jamais imposée cette condition et n'a même jamais essayé de l'interpréter comme tel ou même d'utiliser de telle manière. En fait, c'est l'UE qu'a demandé au Kosovo à avoir avoir une décision juridiquement contraignante par l'Assemblée du Kosovo avec une force juridique. Donc que la ratification passe par l'institution législative. Alors que l'accessibilité monténégrine parle de bon gré et des excellentes relations entre les deux pays et une compréhension qui existe entre nos deux pays. Cela veut dire sur la façon dont la frontière n’est pas du tout une question en litige entre les deux pays, mais une question politique interne entre le gouvernement et l'opposition au Kosovo. Donc la situation politique jamais purement interne ne se voit pas à travers le prisme d'un désaccord entre le Kosovo et le Monténégro. J'estime cela comme un geste plus qu'amical de la part du Monténégro. Bien qu'il y ait encore quelques jours jusqu'à ce qu'une décision de cette année par l'Union européenne, nous avons besoin de regarder la route et des modèles de quelle forme à se déplacer afin de remédier à cette situation. Ce n'est pas dans l'intérêt du Kosovo à ce que les citoyens restent sans visa et le Kosovo n'ait aucun progrès interne.

Zëri: Le Kosovo est présenté sans fausse note dans le groupe de Visegrad, qu'est-ce que cela signifie pour le Kosovo?

Hoxhaj: la Pologne a reconnu le Kosovo et nous avons de bonnes relations avec ce pays. Bien que tous les pays de Visegrad n’aient pas reconnu le Kosovo, ils ont soutenu la perspective européenne du Kosovo à chaque étape. Nous ferons le maximum d'efforts à notre programme d'intégration européenne à utiliser la subjectivité internationale en Europe.

Le plus important est que Kosovo et la Serbie normalisent les relations, pas moi et Dacic

Zëri: Après cela votre homologue serbe, Ivica Dacic, a réagi. Combien ces rapports avec la Serbie feront des obstacles à la participation de l'UE?

Hoxhaj: la Serbie est devenue très agressive en ce qui concerne le Kosovo. Et notre voisin du Nord a commencé à lui faire des obstacles presque partout la présence du Kosovo. Ils ne parviennent pas à comprendre et supporter notre présence dans différentes parties du monde, que ça soit dans des visites bilatérales ou dans les conférences multilatérales. Par conséquent, à chaque fois que le ministre serbe des Affaires Etrangères va tenter de porter atteinte aux intérêts de l'état du Kosovo, nous allons défendre avec de détermination nécessaire. Mais même en tant que ministre des Affaires Etrangères du Kosovo dans de telles situations je présente une position de principe que c'est dans l'intérêt de l'état du Kosovo et non des opinions personnelles. Pour moi, il est important de la façon dont le Kosovo et la Serbie vont normaliser les relations entre les pays, donc ce n'est pas mon intention quels rapports personnels devrais-je avoir avec Ivica Dacic.

Zëri: Récemment vous avez signé l'Accord sur l'Accès aux Programmes de l'UE. Dans quels programmes le Kosovo aurait-il accès et quels sont les effets du Kosovo?

Hoxhaj: Cet accord est avant tout important car c'est le deuxième accord bilatéral entre le Kosovo et l'UE après la signature de l'ASA de l'an dernier. Et le fait que cet accord est signé par moi, en tant que ministre des Affaires Etrangères, et la Haute Représentante pour les Affaires Etrangères et de Sécurité de l'UE, Frederica Mogherini, lui donne ce symbolisme. Pour en savoir plus, nous faisons des efforts pour introduire une politique étrangère qui défend les intérêts internes du Kosovo et des citoyens de profiter au maximum. Cet accord est l'exemple le plus typique de cette nouvelle accessibilité de notre politique étrangère. Nous avons signé l'Accord-cadre avec l'UE, où nous avons accès à 17 programmes, tels que ceux en liaison avec l'emploi, l'esprit d'entreprise, l'environnement, l'éducation, les recherches scientifiques et jusqu'à la société civile et des médias. Mais nous aurons bientôt un débat interne au sein du Gouvernement et de la société sur quels programmes nous sommes intéressés à avoir accès. Mon point de vue pour le début est d'avoir un accès aux cinq programmes vitaux pour nous car pour chaque programme même le Kosovo doit répondre réciproquement avec des soutiens financiers.

Le lien:  http://zeri.info/aktuale/119359/serbia-me-agresive-ndaj-kosoves/

Interview du ministre Enver Hoxhaj pour "Epoken e Re"