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Interview du ministre Enver Hoxhaj pour "Epoken e Re"

Nous sommes déterminés à défendre la souveraineté Le ministre des Affaires Etrangères du Kosovo, Enver Hoxhaj, nous a indiqué que la confirmation de la nouvelle administration américaine pour le Kosovo est un message de motivation pour l'état du Kosovo. Dans cette interview accordée au journal "Epoka e Re", il a dit que le ministère qu'il dirige a élaboré un plan vraiment très bien du fonctionnement pour la 2017. Selon Hoxhaj, dans les jours à venir le Kosovo va devenir membre d'une organisation internationale. Il a également dit qu'un pays a déjà pris une décision de reconnaître la République du Kosovo et la reconnaissance sera rendu publique très bientôt. Dans cette interview, le ministre Hoxhaj a également parlé des dernières actions de la Serbie. Hoxhaj a déclaré que la Serbie utilise une chaîne de scénarios qui vise à provoquer le Kosovo, mais, selon lui, le Kosovo est déterminé à défendre sa souveraineté et l'intégrité territoriale du pays.

Muhamet KOCI

Prishtina, le 29 Janvier 2017 - Le ministre des Affaires Etrangères du Kosovo, Enver Hoxhaj, a indiqué que la confirmation de la nouvelle administration américaine pour le Kosovo est un message de motivation pour le Kosovo. Il a déclaré que ce soutien est un message de paix pour la stabilité dans les Balkans. Dans cette interview accordée au journal "Epoka e Re", il a dit que très bientôt il y aura des réunions concrètes avec les dirigeants d'état de la nouvelle administration. "Les nouvelles dernières attitudes de soutien pour les futures perspectives de l'Atlantique du Kosovo, la transformation de la Force de Sécurité du Kosovo en Forces Armées du Kosovo, ainsi que l'engagement de l'Amérique à un exemple de l'édification du pays, tout cela sont des messages de motivation pour nous, mais aussi à tout ce qui appartient à la paix et la stabilité dans les Balkans. De cette manière, cela est une grande chose très importante et nous souhaitons au président Trump et à son administration beaucoup de succès et j'espère que dans un proche avenir, nous aurons la première réunion au niveau des chefs d'Etat ", a déclaré Hoxhaj.

Parlant des récentes provocations de la Serbie, ministre Hoxhaj a déclaré que, grâce à ces provocations, la Serbie tente de provoquer le Kosovo et les Balkans. "Au-delà de ces événements qui ont eu lieu en ce qui concerne le Kosovo, la Serbie a cherché à provoquer la situation en Bosnie. Nous savons que l'année dernière, un référendum a été organisé à Banja Luka. Puis, au cours des dernières semaines, il y a eu des tensions dans les relations entre la Croatie et la Serbie, tout comme l'intervention d'anciens membres de la police serbe lors des dernières élections au Monténégro. En même temps dans cette direction il y a eu aussi les récentes déclarations du ministre serbe des Affaires étrangères Dacic, en rapport avec la Macédoine ", a déclaré Hoxhaj.

Le ministre des Affaires Etrangères du Kosovo a averti que bientôt pour le Kosovo attend deux bonnes nouvelles. Selon lui, la Républiqye du Kosovo a déjà été reconnue par un état, et la décision sera très vite rendue publique. Il a également dit que, dans un court laps de temps, le Kosovo deviendra aussi membre d'une organisation internationale.

"Epoka e Re": Vous venez juste de rentrer d'une tournée diplomatique en Asie. Quel était le but de cette visite?

Hoxhaj: La semaine dernière, j'ai séjourné d'abord dans une visite bilatérale en France, ensuite j'ai continué en Asie du Sud-est, où j'ai visité le Singapour, le Brunei, la Malaisie et la Thaïlande. Donc, pour une courte période, j'ai visité quatre pays. Le premier objectif de la visite était de former nos relations bilatérales et de la façon d'avoir de meilleurs liens politiques et économiques avec ces pays. Au cours de cette visite, j'ai rencontré les ministres des Affaires Etrangères et d'autres personnalités de la vie politique dans ces pays. Le deuxième but de la visite était de voir comment à l'avenir ces pays pourraient soutenir le Kosovo si le Kosovo déposerait une demande l'adhésion dans une des organisations. Le troisième objectif de cette visite était que nous utilisons ces pays comme des passerelles pour étendre l'influence du Kosovo pour agrandir la coopération avec d'autres pays non reconnaissants dans cette partie du monde. En général, je peux dire que la visite a eu un grand succès et nous attendons d'avoir du soutien, partout où la République du Kosovo aurait besoin, que ce soit dans le plan bilatéral ou celui multilatéral.

"Epoka e Re": Combien ces pays pourraient aider le Kosovo pour de nouvelles connaissances dans cette partie du monde, ou l'adhésion à des organisations internationales?

Hoxhaj: Bien sûr, nous avons discuté de la façon à augmenter la coordination entre le Kosovo et ces pays. Certains d'entre eux dans l'avenir pourraient nous aider aussi à atteindre le nombre de reconnaissances dans cette partie du monde. Ensuite certains d'entre eux sont intéressés que nous ayons des consulats de caractère diplomatique, où nous les conseillerons ces pays pour la situation dans les Balkans ou en Europe, alors que ces pays échangeraient des point de vues avec nous sur la situation en Asie. Nous avons aussi rencontré les chefs des bords, des présidents des chambres de commerce, les dirigeants des institutions de l'éducation, culturel de ces pays, avec lesquels nous espérons à des relations plus que excellentes, avoir aussi des échanges entre nos économies et nos sociétés. J'ai travaillé pendant longtemps à ce que la Thaïlande, le Singapour et le Brunei reconnaissent le Kosovo, parce que je connais beaucoup de ministres des Affaires Etrangères, des anciens premiers ministres et d'autres personnalités de la vie publique. Nous nous attendons qu'avec ces pays dans l'avenir à avoir une coopération encore plus approfondie.

"Epoka e Re": Plusieurs fois vous avez déclaré que parmi les principaux objectifs de notre diplomatie est aussi l'adhésion à autant plus d'organisations internationales. Quelle sera l'organisation que le Kosovo a pour objectif de rejoindre cette année?

Hoxhaj: Nous avons rédigé un très bon plan de travail pour l'année 2017. L'accès de à notre plan de travail est que nous devrions avoir une politique inter sectorielle étrangère. Donc, il faudrait qu'il y ait une meilleure coordination entre les différents ministères et organismes, en ce qui concerne les objectifs et les attentes de la politique étrangère. Bien sûr, que durant cette année, nous allons déposer des demandes d'adhésion dans plusieurs organisations internationales et j'espère que dans les semaines à venir, il y aura une bonne nouvelle que le Kosovo va devenir membre d'une organisation internationale, pour laquelle nous avons travaillé de façon intensive. Notre objectif à cet égard est de ne pas déposer des demandes partout. Nous allons faire des efforts pour faire partie de ces organisations qui répondent à nos exigences politiques ou économiques, comme nous sommes intéressés que ces organisations ensuite soient utilisés comme des plates-formes où la voix de la République du Kosovo seraient entendu pour des sujets et des questions diverses . Nous avons un plan détaillé où faire des demandes, nous avons également une clarté stratégique quelles sont ces organisations essentielles, où nous allons appliquer. En outre, nous avons aussi une analyse complète du nombre de votes qui nous devrions assurer et les pleines reconnaissances des procédures juridiques pour faire partie d'une organisation particulière. Maintenant, peut-être qu'il est trop tôt pour dire quand nous allons appliquer et dans quelles organisations seront nos priorités. Dans ce cours, il est bien clair que nous avons des coordinations aussi avec nos partenaires et alliés.

"Epoka e Re": Dans ce plan, est-il inclus, ce qui peut être le nombre de pays qui pourraient reconnaitre le Kosovo au cours de cette année?

Hoxhaj: Je ne veux pas parler de chiffres, parce que je n'ai jamais préféré parler de chiffres. Ce que je peux dire est que nous avons une information complète qu'un pays a déjà pris la décision de reconnaître la République du Kosovo et la publication de cette reconnaissance, je crois que cela se produira au cours de ces jours. Nous avons appris aussi un bilan complet en ce qui concerne les pays, que nous devrions avoir comme cibles pour atteindre le nombre de reconnaissances. Eh bien, nous savons quels pays nous devrions avoir comme cibles en Afrique, en Asie, en Amérique latine et dans différentes parties du monde. Donc, je crois que cette année, nous aurons des résultats concrets. L'année dernière, lorsque j'ai reçus le mandat, j'ai dit que pendant la période de six mois, nous aurons deux premières reconnaissances, ce qui a également eu lieu, comme la reconnaissance par le Suriname et le Singapour. Ainsi, les reconnaissances seront une priorité ainsi que notre détermination à ce que le Kosovo adhère dans des organisations où nous avons besoin.

"Epoka e Re": Pouvez-vous confirmer le continent ou la région du pays qui a déjà pris la décision de reconnaître le Kosovo?

Hoxhaj: En général je me suis efforcé de fuir les avertissements pour des reconnaissances, sans ne même pas mentionner le continent, ni la région ou même les noms des pays. Au cours de la dernière année, j'ai visité plusieurs pays qui n'ont pas reconnu le Kosovo. J'ai participé à plusieurs grands forums internationaux, où je peux dire que rien l'année dernière, nous avons rencontré plus de 50 pays qui nous ont pas reconnus. La décision de ce pays qui nous a reconnu, je crois qu'il sera rendu public dans un avenir proche et vous verrez que je l'ai visité ce pays et j'ai parlé au ministre des Affaires Etrangères de ce pays.

"Epoka e Re": Nous avons déjà reçu la confirmation de la nouvelle administration américaine pour soutenir l'Etat du Kosovo par le secrétaire de la défense. Qu'est-ce que cela signifie pour le Kosovo?

Hoxhaj: Le Kosovo est un sujet qui a été soutenu par toutes les administrations des États-Unis, que ce soit les républicains ou démocrates. Nous savons que depuis 1992, lorsque l'ex président George W. Bush a été déterminé à empêcher le conflit du Kosovo, même par une intervention militaire dans cette fameuse lettre envoyer à Slobodan Milosevic, et jusqu'à nos jours, l'engagement américain pour le Kosovo a été fixé et définitif. Ainsi, les nouvelles dernières attitudes qui soutiennent la perspective Atlantique futur du Kosovo, la transformation de la Force de Sécurité en Forces Armées, ainsi que l'engagement de l'Amérique à un exemple authentique de construction du pays, tout cela est un message de motivation pour nous, mais aussi en termes de paix et de la stabilité dans les Balkans. Donc, cela est une chose très importante et nous souhaitons au président Trump et son administration beaucoup de succès et je crois que dans un proche avenir, nous aurons les premières réunions au niveau des chefs de gouvernement.

"Epoka e Re": Cette confirmation de la nouvelle administration arrive à un moment où le Kosovo est à bien des égards provoquées par la Serbie. Ce soutien peut affecter la défaite de ces provocations?

Hoxhaj: Sans la contribution correcte et la détermination américaine, ni le Kosovo, ni les Balkans ne seraient en 2017 ce qui le sont. La création de l'état du Kosovo a été aussi le résultat d'établissement et du renforcement des Etats-Unis après la fin de la guerre froide, ainsi que le résultat de l'expansion et du renforcement de l'UE. Je crois que ces grands processus historiques, qui sont transférés au cours des 25 dernières années, auront l'attention et l'engagement de la nouvelle administration américaine, dont nous sommes très reconnaissants. En ce qui concerne les récentes tensions dans les relations entre le Kosovo et la Serbie, je pense que je devrais avoir une lecture complète de la situation parce que le train, qui a été arrêté de manière décisive par l'état du Kosovo, n'a pas été un événement isolé, mais la Serbie a fait des efforts par une autre chaîne d'événements de provoquer le Kosovo, en particulier dans ces 7-8 derniers mois, y compris des projets tels que la vallée du Soleil, l'arrestation de nos citoyens qui voyagent à travers la Serbie, comme le cas du commandant la la police sud de Mitrovica, ou la construction du mur dans la partie est de la ville, l'utilisation abusive des institutions internationales, comme le cas de l'Interpol pour distribuer des mandats d'arrestations et l'arrestation des dirigeants du Kosovo, comme le cas de M. Haradinaj. Ainsi, c'est une chaîne de scénarios et d'événements qui visent à provoquer le Kosovo et nous serons clairs et déterminés à défendre la souveraineté et l'intégrité territoriale de notre pays.

"Epoka e Re": Qu'a fait la diplomatie Kosovo pour alarmer ses partenaires internationaux pour de telles provocations par la Serbie?

Hoxhaj: Je pense que, pour de tels scénarios, de tels accès, pour de telles provocations, j'ai parlé l'année dernière, où durant de nombreuses réunions que j'ai eu avec les ministres des Affaires Etrangères des pays européens, ainsi que les réunions avec les partenaires américains, j'ai informé à l'avance sur la façon dont la Serbie a l'intention de provoquer la situation au Kosovo. Au-delà de ces événements qui ont eu lieu en ce qui concerne le Kosovo, la Serbie a cherché à essayer à provoquer la situation même en Bosnie. Nous savons que l'année dernière, un référendum a été organisé à Banja Luka. Puis, au cours des dernières semaines, il y a eu des tensions dans les relations entre la Croatie et la Serbie, tout comme l'intervention des anciens membres de la police serbe lors des dernières élections au Monténégro. À cet égard, il y a eu également les déclarations récentes du ministre serbe des Affaires Etrangères Dacic en rapport sur la Macédoine, s'il faut reconnaître la Macédoine avec le nom de République de Macédoine, ou en abrégé comme l'ex-République fédérale de Yougoslavie. Donc, tout cela nous démontre que la Serbie non seulement qu'elle a ou a eu un rapport agressif sur le Kosovo, mais aussi la région. De tels développements, bien sûr que j'ai reflété avec mes collègues avant que le mur aie lieu, l'arrestation de Haradinaj, ou avant que le train soit présenté avec des motifs nationalistes.

La Serbie plus agressive envers le Kosovo